Safari sous l'oreiller : épisode 7
Au seuil de la spirale
Louis Lopparelli
12/30/202512 min read


Dans la chambre d’Odilon, une foule survoltée nous accueillit en criant et en bondissant de surprise. En me massant les cervicales, je regardai la foule qui encerclait le lit : tous nos voisins étaient là, Colette Grasillach, Titouan Clavelard notre concierge, les jumelles du cinquième, la vieille fille du premier, le bègue du troisième. Le brigadier Ferdinand était également présent avec cinq de ses hommes, et, au milieu de cette foule, Narguile Khaloud qui s’écriait, hystérique :
- Vous avez vu ! Vous avez vu ! Je ne suis pas fou ! Vous avez vu !
- Vertuchoux ! s’écria le brigadier Ferdinand, je n’ai pas rêvé ! Un trou s’est bien creusé derrière ce satané paravent !
Colette Grasillach se signait et la plupart des voisins criaient au miracle, à la quatrième dimension ou au vortex spatio-temporel. Reprenant mes esprits, je m’écriai :
- Enfin, comment vous êtes vous permis de pénétrer chez nous à notre insu ? C’est un scandale ! De quel droit êtes vous entrés ?
Le brigadier Ferdinand bomba le torse :
- Nous avons un mandat d’arrestation.
- Contre qui ? Nous avons été libérés ce matin.
- Contre lui ! tonna le brigadier en montrant l’inspecteur Graham du doigt, arrêtez-le !
Les cinq gardiens de la paix qui accompagnaient le brigadier se ruèrent sur l’inspecteur qui tentait de filer à l’anglaise, lui arrachèrent son fléau et le plaquèrent au sol.
- Lâchez-moi, bande d’imbéciles ! Ne savez-vous pas qui je suis ?
- Oh si nous savons très bien qui tu es, mon coco ! ricana le brigadier Ferdinand.
- Mais enfin vous êtes fou, repris-je, c’est l’inspecteur Graham, il appartient à la police !
- Inspecteur Graham mes fesses !
- Comment osez-vous ? s’étrangla Graham.
- Vous n’êtes pas l’inspecteur Graham !
- Comment pouvez-vous formuler une telle absurdité ?
- Comment ? Vous allez comprendre. Vous reconnaissez cet homme ?
Un homme fendit la foule des voisins, un homme qui ressemblait à s’y méprendre à Salazar Graham, même moustaches en brosse, même chapeau cloche, mêmes sourcils paraboliques.
- Laissez-moi vous présenter l’inspecteur Graham ! sourit le brigadier.
- Enchanté, cher dopplegänger, roucoula l’homme malicieusement.
- Non, s’écria Salazar, je suis l’inspecteur Graham ! Ce n’est qu’un imposteur.
Le brigadier s’avança vers le Salazar qui venait de voyager avec moi et lui arracha sa moustache d’un cou sec ainsi que ses sourcils postiches. Il lui ôta son chapeau cloche, découvrant une touffe de cheveux blonds.
- C’est lui ! hurla Narguile Khaloud.
- Comment ça lui ? m’écriai-je. Qui ? Qui est-ce s’il ne s’agit pas de l’inspecteur Graham ?
- Vous ne le reconnaissez pas ? fulmina Narguile, un éclair dément dans les yeux. Regardez-le bien ! Vous avez écrit un article sur lui.
Je me penchai sur l’individu et soudain je le reconnus.
- Merde ! C’est Tugdual von Strabt !
- Tugdual von Strabt, s’écrièrent tous les voisins et Odilon réunis, le lycéen tueur du lycée Marguerite de Navarre ???
- C’est lui ! C’est bien lui ! Je le reconnais, vociférait Narguile, c’est lui qui a tué Lampenac, c’est lui qui m’a demandé son chemin pour accomplir son sinistre attentat.
- Mais alors, balbutiai-je, cette histoire de police paranormale, de chasse aux extraterrestres et de Massenie du Saint-Graal… était fausse ?
- Tout cela est vrai, mon ami ! tonna Tugdual, je ne suis peut-être pas l’inspecteur Graham mais je fais bien partie de la Massenie du Saint-Graal, c’est elle qui m’a envoyé occire ce maudit mécréant de Lampenac, ce traître, ce blasphémateur de l’idéal chevaleresque !
- Allez, renvoyez-moi ce zinzin au trou ! ordonna le brigadier.
Les policiers emportèrent Tugdual qui continuait de déblatérer son délire ésotérico-chevaleresque. Je m’assis sur le lit, pris de vertige.
- Ça alors ! J’ai fait pénétrer chez moi un terroriste fou à lier.
- Et vous avez cru à son délire, à ses histoires de police paranormale secrète ! Vous êtes deux sacrés nigauds, gloussa le brigadier.
- Oui, eh bien vous vous n’avez pas voulu assister à notre expérience hier soir, répliqua Odilon, et vous voyez bien aujourd’hui que vous vous êtes trompé. Des phénomènes paranormaux se déroulent bien dans cette chambre.
- Mouais, mouais, je dois le reconnaître, grogna le brigadier. Bon, alors expliquez-moi ça justement, vous autres. Qu’est-ce que c’est que ce trou où vous faisiez la noce ?
- Vortex spatio-temporel ! Quatrième dimension ! Voile de Mâyâ percé ! Monde des formes suspendues ! Monde parallèle des djinns ! s’exclamèrent les voisins.
- Fermez-la ! Ce n’est pas à vous que je pose la question !
Je pris gravement la parole :
- Brigadier, ce trou que vous avez vu provisoirement béer avant de s’évaporer est un seuil surnaturel qui permet de rejoindre les rêves d’Odilon Grenouillère de Saint-Berge, ici présent. Quand Odilon s’endort, derrière ce paravent se creuse ce seuil. Il est possible à vous comme à moi de sauter à l’intérieur et de voyager dans le luxuriant inconscient de mon colocataire. Si vous voulez, la nuit prochaine, je pourrais vous y conduire et vous constaterez par vous-mêmes la véracité de mes dires.
Le brigadier s’épongea le front. Il avait beau jeu de plastronner sur ses interventions musclées et sa confrontation quotidienne avec tout ce que les bas-fonds recèlent de crimes crapuleux et de vendettas sanguinaires, ce saut à pieds joints dans le surnaturel ne le laissait pas tout à fait serein.
- Il faut d’abord que j’en parle à ma hiérarchie. Vous comprenez, cette affaire est d’une importance nationale. L’accès à un monde onirique constitue une ressource fantastique, mais dangereuse, et il se peut que l’ordre public soit compromis par ces possibilités d’évasion dans un univers où tout devient possible…
Le vrai Salazar Graham se pencha sur mon épaule.
- Dites-moi jeune homme, sont-ce des grains de sable qui maculent votre chemise ?
- Ma parole oui ! Et savez-vous d’où vient ce sable ? Précisément du désert que nous avons parcouru dans le rêve que nous venons de quitter ! Car oui, messieurs, nous avons constaté avec Odilon qu’il était possible de rapporter dans la réalité des objets venus du rêve ! Voyez-vous cette frite de piscine posée contre le mur ? Je l’ai cueillie au cours du deuxième rêve odilonesque dans lequel je me suis retrouvé immergé !
Salazar Graham frémit :
- Mesurez-vous les implications de ce que vous venez de dire, monsieur Souvestre ? S’il est possible de rapporter dans la réalité des choses qui jusqu’alors ne disposaient que d’une existence onirique, cela ouvre de gigantesques possibilités à notre pays. Peut-être pourrions nous rapporter de l’or ? Du pétrole ? Des technologies nouvelles ?
- Oui, enfin on pourrait aussi y puiser de la drogue, des armes, des virus ravageurs ! maugréa le brigadier Ferdinand, m’est avis qu’il ne faut pas jouer à ça.
- Et puis désolé de vous décevoir, intervint Odilon, mais je ne rêve jamais d’or ou de pétrole !
Salazar Graham s’apprêta à répondre, mais il se ravisa. L’ombre d’un rictus plana sur ses lèvres. Pour changer de sujet, il se tourna vers Narguile :
- Je suis heureux que toutes ces tribulations vous aient fait retrouver l’usage de votre bouche d’or, professeur Khaloud.
- C’est par ma parole que la tragédie est advenue : en en disant trop, j’ai causé la mort d’Etienne Lampenac. Mais, aujourd’hui, c’est grâce à ma parole que la faute a été réparée. Si je n’en avais pas dit assez, Tugdual von Strabt, qui s’est évadé il y a trois jours du pénitencier de Saint-Hubert sur mimosas, n’aurait pas été arrêté ce soir. J’épiais l’immeuble de ces deux zigotos, complètement azimuté par l’expérience que j’ai vécu la nuit dernière, expérience traumatique à plus d’un titre, mais dont le souvenir me mesmérisait, au point que je rôdais autour de cet immeuble comme un chien damné flairant l’os à moelle paranormal. Mais quand j’ai aperçu cet ignoble terroriste déguisé en vous, monsieur Graham, quand je l’ai vu s’approcher de cet immeuble, je l’ai immédiatement reconnu ! Comment oublier son visage maudit ? Ce visage dont le souvenir purulait en moi comme en moi comme le bubon nauséabond d’une peste intarissable ! Il avait beau arborer ces moustaches en brosse et ce chapeau cloche, je ne l’ai pas loupé, et j’ai pu prévenir immédiatement les forces de l’ordre.
- Tout cela est bien beau, s’exclama Odilon, mais je tiendrais à vous rappeler que vous vous trouvez tous dans ma chambre, à débattre et à raconter vos vies ! J’ai beau être le chaînon manquant de l’histoire humaine, j’ai droit à un minimum d’intimité ! Je vous prierais donc de quitter ma chambre et de me laisser me rendormir. Merci bien ! Et puis, monsieur le brigadier, vous parlez de débattre de mon cas avec votre hiérarchie, mais rappelez-vous tout de même que c’est de moi qu’il s’agit. Je suis un être humain avec des droits et ce n’est pas à la police ni à l’État de décider du sort de mon inconscient, mais à moi et moi seul !
Comment Odilon put-il faire preuve d’une telle naïveté ? En retranscrivant ses paroles aujourd’hui, mon cœur se serre à la pensée de la sévère contradiction que lui apportera le cours des événements.
Le brigadier grogna et fit signe à la petite foule de voisins et de poulets d’évacuer la pièce. En quittant la pièce, Salazar Graham souleva poliment son chapeau cloche en nous regardant, mais un éclat vorace traversa son regard.
Le lendemain, la bouille candide d’Odilon faisait la une de tous les journaux. L’Echo des faubourgs clamait : “UNE HISTOIRE à DORMIR DEBOUT : ODILON GRENOUILLÈRE DE SAINTE-BERGE, NOCHER DU RÊVE.” La Gazette de l’Avenir surenchérissait : “LA QUATRIÈME DIMENSION S’OUVRE RUE DES DOUZE VIERGES”, La Fouine du grand Nord n’allait pas chercher bien loin en bramant : “UN PETIT RONFLEMENT POUR L’HOMME, UNE INSOMNIE POUR L’HUMANITÉ”. Je n’avais pas perdu mon temps et mon canard, Je suis nulle part, cloua au piquet tous les autres en proposant non seulement mon témoignage détaillé de premier voyageur onirique de l’histoire de l’humanité, mais également un entretien avec Odilon de cinq pages. Narguile Khaloud, lui, témoignait de son expérience dans Le Bénitier, quotidien catholique. Le brigadier Ferdinand donnait sa version, truffée d’erreurs, dans le tabloïd Cave canem et Le Concierge borgne avait même pu interroger Tugdual von Strabt en prison ! Les rêves d’Odilon devinrent du jour au lendemain si célèbres qu’ils s’érigèrent presque instantanément au rang de nouveau corpus mythologique pour notre civilisation égarée. Partout il n’était question que du nourrisson volant, du bouc-cerf et de Tartempion ! Psychanalystes, scientifiques et philosophes se querellaient par articles interposés sur l’explication du phénomène et son interprétation.
Les philosophes firent en particulier grand cas de l’intervention du bouc-cerf dans le rêve d’Odilon, rappelant que l’hircocerf (en grec tragélaphos) est cité dans le deuxième tome de l’Organon d’Aristote, De l’interprétation. Aristote utilise l’exemple du bouc-cerf pour démontrer qu’aucun concept définissable n’est en lui-même vrai ou faux. Il n’y a pas de sens à affirmer que le soleil est “vrai” et que le bouc-cerf ou n’importe quelle créature imaginaire est “faux”. Ce n’est pas un concept qui est vrai ou faux mais le jugement qu’on porte sur lui. Le concept de “bouc-cerf” peut être mobilisé dans des jugements vrais, si je dis par exemple : “le bouc-cerf est un animal imaginaire” ou “le bouc-cerf est un concept définissable mais sans réalité empirique”, cela est vrai. En revanche, si je dis “le bouc-cerf est un animal qu’on rencontre dans la nature” ou “le bouc-cerf vit dans la montagne”, cela est faux (jusqu’à preuve du contraire !). Autrement dit, le bouc-cerf n’est ni vrai ni faux, c’est ce qu’on va dire de lui, les jugements qu’on va porter sur lui, qui le sont. Cela permet à Aristote de définir la vérité comme propriété du discours, et non de l’être, la vérité étant toujours l’adéquation du discours à ce qui est. Il n’y a que d’un jugement qu’on peut prédiquer la vérité ou la fausseté. Ceci étant dit, l’apparition du bouc-cerf dans un rêve devenu en partie réel formait une sorte de symptôme philosophique majeur, car le bouc-cerf venait ici complètement redéfinir les frontières de la réalité et de l’irréalité, rebattre les cartes du vrai et du faux, brouiller tous les jugements.
Très vite une foule de curieux s’amassa devant notre immeuble, mais la police, qui avait une longueur d’avance, dressa très rapidement un cordon sanitaire autour du 8 rue des douze vierges, empêchant les badauds d’approcher notre appartement. On interdit à Odilon de sortir de notre immeuble, la police craignant des débordements et des émeutes. À la seizième heure, le brigadier Ferdinand revint accompagné du préfet Hector Truffe et du ministre de l’Intérieur Charles Varan-Beaulieu, escortés par une trentaine de policiers d’élite et suivis par deux journalistes accrédités, Tanguy Suarez des Temps nouveaux et Philibert-Adolphe Quang de La Gazette de l’avenir. Charles Varan-Beaulieu serra énergiquement la main à Odilon, m’ignorant complètement. C’était un petit homme à rouflaquettes, velu, au regard dur.
- Monsieur Grenouillère de Sainte-Berge, le gouvernement, comme l’intégralité de la société panchoustanaise, se passionne avec un mélange d’enthousiasme et de crainte, d’espoir et de perplexité, pour l’étrange porte que vous avez ouverte sur l’ailleurs absolu. J’ai été dépêché directement par le président du conseil pour constater la nature et les enjeux de cette nouvelle possibilité qui s’ouvre à notre civilisation et évaluer les éventuels troubles à l’ordre public que ce saut dans l’inconnu pourrait déclencher.
- Monsieur le Ministre, je suis très honoré d’attiser un tel intérêt... Mais enfin, comme je l’ai dit hier au brigadier Ferdinand, il me semble que je suis seul à même de décider du destin de la faille qui ouvre sur mes rêves…
- Ne faites pas l’imbécile, monsieur Grenouillère de Sainte-Berge, vos rêves ne vous appartiennent déjà plus. Vous avez vu la foule qui s’agglutine sous vos fenêtres et tente de grimper sur votre balustrade ? Sans nos forces de l’ordre, vous seriez déjà assailli de toutes parts, assommé par une horde de hooligans prêts à plonger la tête la première dans les tréfonds de votre esprit. Collaborez avec nous, monsieur de Sainte-Berge, vous ne le regretterez pas. Nous respecterons vos droits, dans la mesure où ceux-ci ne nuisent pas à l’intérêt général. Je suis sûr que nous pouvons nous orienter vers une exploitation vertueuse de votre… pouvoir. Mais pour cela je dois en mesurer la portée et les dangers. J’agis d’ailleurs en toute transparence par rapport à nos électeurs. Nos deux journalistes ici présents, connus pour leur sérieux et leur lucidité, communiqueront en toute indépendance au grand public le compte rendu de cette expérience.
Je ricanai dans ma barbe, aucun nom ne convenait moins au concept d’indépendance éditoriale que ceux de Tanguy Suarez et Philibert-Adolphe Quang, deux roquets du régime, folliculaires insipides et obséquieux.
- Procédons s’il vous plaît, ordonna le ministre sans attendre la réponse d’Odilon.
Les policiers d’élite se rangèrent en ordre de bataille devant le lit d’Odilon. Les deux journalistes dégainèrent leurs appareils photo et le ministre enfila un gilet par balles.
- Mais comment voulez-vous que je m’endorme avec tout cette smala dans ma chambre ?
Mais à peine eut-il fini de formuler cette interrogation angoissée qu’un des policiers lui planta une seringue dans le bras.
- Aïe ! Mais vous n’avez pas le droit ! Que venez-vous de m’inoculer ? Je vais porter plainte à la Cour européenne des Droits de l’Homme !
Il voulut brandir le poing, mais son bras retomba lourdement. Sous l’effet du puissant narcotique qu’on venait de lui injecter, il s’effondra. Je voulus lui venir en aide mais un autre flic me retint fermement par les épaules. Le ministre consulta sa montre :
- Attendons quatre-vingt dix minutes que le citoyen Grenouillère de Sainte-Berge entre dans le sommeil paradoxal, ses rêves seront plus nets et de meilleure qualité, plus propice à l’exploration.
- Comme vous êtes savant, monsieur le Ministre ! s’exclama le préfet.
- J’ai lu ça ce matin dans Science et nature. Je vais appeler le président du conseil en attendant.
Il s’éloigna dans mon salon et saisit mon téléphone fixe.
- Ne vous gênez pas surtout, m’écriai-je !
Une fois de plus, le ministre m’ignora. Le trou commençait à se creuser derrière le paravent, sous les yeux effarés de tous nos visiteurs. Les journalistes prirent des photos et gazouillèrent dans leurs dictaphones. Même le carabinier qui me tenaillait me lâcha pour s’approcher craintivement du trou.
- Ne vous approchez pas trop pour le moment, leur criai-je, il pourrait vous engloutir !
Ils reculèrent précipitamment.
- Qu’est-ce qu’on en fait de celui-là ? L’emmène-t-on avec nous ?
- C’est un fouille merde, il a déjà écrit des tombereaux d’âneries sur les soi-disant violences policières.
- Oui, mais il a l’expérience du rêve, il sait comment il fonctionne, il nous serait d’une grande aide.
- Vous ne croyez pas si bien dire, m’exclamai-je, Odilon est mon confident depuis des années, je connais ses proches, ses peurs et certains de ses désirs les plus profonds. Je saurais donc décrypter les événements qui pourront subvenir dans son rêve, reconnaître certains des personnages qui y interviendront et anticiper leur danger potentiel en fonction des affects qu’Odilon leur associe.
- C’est bon, c’est bon, conclut le préfet, qu’il vienne.
À suivre...
L'épisode 8, "Fausse piste", sera publié le vendredi 2 janvier.
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